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Charles-Alexandre Lesueur

(1778-1846)


« Le Havre a son grand poète, aussi grand qu’il est méconnu, – de la mer. Il n’est pas de plus splendide aventure. Un havrais, à la fin du dix-huitième siècle, fils d’un homme d’initiative […] et bon dessinateur, part comme gabier sur cette corvette Le Géographe qui tente vers les terres australes une invraisemblable aventure, Cuvier, seul ou presque seul, appréciera les résultats de ce coup d’audace. Plus tard, dans un deuxième élan de son imagination, Charles-Alexandre Lesueur partira pour l’Amérique, à la suite d’un géologue philanthrope et, de 1816 à 1837, il y demeurera. « Traverser l’Océan, nous dit-il, fut pour moi, toujours un appât friand. » Son titre ? Je suis, vous répond-il, naturaliste peintre. »

« Ses dessins, les centaines de dessins qui nous racontent vingt ans de séjour aux Etats-Unis, c’est l’encyclopédie la plus vivante. […] Les albums de Charles-Alexandre Lesueur, les promenades auxquelles il nous convie dans les champs de sucre, au fond des tavernes, aux mines de plomb du Mississippi, parmi les taudis des esclaves, sont un enchantement […] ; lorsque son œuvre sera mieux connue on s’étonnera qu’un tel trésor ait pu demeurer si longtemps ignoré. »

– Edouard Herriot, La Porte Océane, 1932.

 

 

 

Le port de Sydney, par Charles-Alexandre Lesueur

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Portrait de Charles-Alexandre Lesueur, par Charles Willson Peale, courtesy Academy of Natural Sciences of Philadelphia

Les premières biographies sur Charles-Alexandre Lesueur


Depuis la disparition du naturaliste en décembre 1846, on a relativement peu écrit sur Charles-Alexandre Lesueur. A vrai dire, il n’existe jusqu’à ce jour aucune bibliographie complète le concernant. En France, une première notice sur sa carrière scientifique parut de son vivant en 1842 et fut écrit par H. Deligny, le fils de sa cousine. Ce récit ne contient cependant que peu d’informations précises. En 1858, son neveu par alliance Edouard Quesney participa à la rédaction d’un deuxième article, publié dans le Journal du Havre, donnant quelques détails supplémentaires sur sa vie. Toutefois, celui-ci renferme un assez grand nombre de conjectures et, dans l’ensemble, doit être considéré comme peu fiable. Dès 1840, Lesueur avait aussi été inclus dans la liste des zoologistes célèbres de l’auteur britannique William Swainson, mais ce dernier ne connaissait pas le savant français personnellement. Par contre, le mémoire de son ami américain George Ord, écrit environ deux ans après sa mort, est globalement crédible, quoique non exempt d’erreurs surtout pour la période 1800-1804. Cette biographie de vingt-huit pages est devenue une référence en Europe et aux Etats-Unis, aussi bien au dix-neuvième que tout au long du vingtième siècle. Elle mérite donc que nous nous y attardions plus longuement.

En savoir plus sur l'article de George Ord

Le livre d'Ernest Hamy


En 1904 parut une première biographie plus complète sur Lesueur, écrite par Ernest Théodore Hamy, président de la Société des Américanistes de Paris. Elle focalise sur la période américaine, de 1815 à 1837, mais aborde aussi l’enfance et le décès du naturaliste. Hamy fut le premier à s’appuyer véritablement sur des manuscrits et des albums de dessins laissés par cet intrépide voyageur. Par conséquent, l’ouvrage Les Voyages du Naturaliste Ch. Alex. Lesueur dans l’Amérique du Nord reste une référence pour ceux qui s’intéressent au dessinateur havrais, bien que nous soyons en droit d’émettre des réserves sur bon nombre de conclusions dans ce livre.

La biographie d'Ernest Hamy

 

La note biographique de William Swainson


L’une des premières personnes à écrire une notice sur Charles-Alexandre Lesueur fut le Britannique William Swainson, dans sa Biography of Zoologists (1840). Nous avons décidé de mettre le contenu de son article en ligne, car il nous éclaire sur la façon dont les contemporains de Lesueur considéraient ses travaux et son talent artistique.

Lire la note de William Swainson

 

Première notice sur Lesueur en France


En France, une première notice sur la carrière scientifique de Charles-Alexandre Lesueur parut de son vivant en 1842 et fut écrit par H. Deligny, le fils de sa cousine Sophie Félicité Vieillard. Son article fut republié l’année suivante dans l’Annuaire Normand sous le titre « Notice sur M. Charles Lesueur, Né au Havre, Naturaliste et Peintre d’Histoire Naturelle » (Caen : 1843).

Lire la notice de H. Deligny

 

Le mémoire de George Ord


Le 6 avril 1849, George Ord lut son « Memoir of Charles Alexander [sic] Lesueur » devant les membres de la Société Philosophique Américaine. Pour les dix-huit premières pages de sa biographie, Ord s’appuya sur les tomes historiques du Voyage de Découvertes aux Terres Australes où François Péron raconte les moments forts de l’expédition Baudin (1800-1804) dans le Pacifique Sud. Cependant, force est de constater que le récit de Péron est très subjectif, ce dont on se rend vite compte en comparant sa version des faits aux journaux de bord des autres membres de l’équipe scientifique. Qui plus est, les deux volumes ne couvrent que quatre années de la vie de Charles-Alexandre Lesueur et ne nous renseignent pas sur les événements postérieurs à 1804. Par conséquent, quand George Ord s’en servit pour écrire son mémoire de 1849, il ne donna presque aucun détail sur la période 1805-1815, c’est-à-dire celle qui correspond au séjour de Lesueur à Paris.

Ord rencontra son ami français fin 1816, lorsqu’il vint s’installer à Philadelphie. Malheureusement, la collaboration active entre Ord et Lesueur de 1816 à 1825 ne donne lieu qu’à une description très succincte dans sa biographie. Pour la période qui commence en janvier 1826 c’est encore pire, car le parti pris d’Ord contre la communauté utopique de New Harmony dans laquelle Lesueur s’établit ne lui permet pas de rester objectif. Par conséquent, les préjugés ne manquent pas et son récit doit être manipulé avec d’autant plus de précaution. Ainsi, l’intérêt du mémoire de George Ord paraît somme toute relatif, bien qu’inspiré de faits réels et s’appuyant sur sa correspondance régulière avec Lesueur.

Lire le mémoire de George Ord

 

 

Portrait de George Ord, par Charles Willson Peale, courtesy Academy of Natural Sciences of Philadelphia

La maison de C.-A. Lesueur à New Harmony, photo par Ritsert Rinsma

La maison de C.-A. Lesueur à Church Street, New Harmony, où il vécut de 1826 à 1834.

 

L'article d'Oursel, Quesney et Marcel


Edouard Quesney, neveu par alliance et héritier de Charles-Alexandre Lesueur, participa à la rédaction d'un article biographique paru dans le Journal du Havre du 21 juillet 1858. Il s'agit d'un témoignage de personnes qui ont bien connu Lesueur pendant les dernières années de sa vie. Par conséquent, les observations sur ses séjours au Havre sont particulièrement intéressantes, mais malheureusement il en va autrement pour sa résidence aux Etats-Unis d'Amérique. En effet, les auteurs s'inspirent principalement du Mémoire de George Ord, seule source américaine à leur disposition en dehors d'éventuelles discussions avec Charles-Alexandre Lesueur lui-même. Ce dernier semble néanmoins avoir peu parlé de ces années mouvementées à Philadelphie et à New Harmony. Par conséquent, l'article de 1858 s'avère plutôt incomplet bien qu'utile.

Lire l'article d'Oursel, Quesney et Marcel

 

L'ouvrage biographique de Ritsert Rinsma

(extrait de la quatrième de couverture du tome 1 d' Alexandre Lesueur [...] au Pays de Thomas Jefferson)


En 1818, le peintre américain Charles Willson Peale, curateur du premier muséum d’histoire naturelle de Philadelphie, déclarait dans une lettre : « J’ai mis le portrait de Lesueur dans le muséum, celui-ci a peut-être plus de connaissances en histoire naturelle que personne au monde. » Le célèbre ichtyologiste suisse Louis Agassiz considérait les contributions d’Alexandre Lesueur comme « les plus importantes après les siennes », tandis que le zoologiste anglais William Swainson écrivait en 1840 :

« Des artistes ordinaires et moins doués sont attachés à l’institution du Muséum de France, alors que le Raphaël des peintres en zoologie s’est vu obligé d’émigrer [...]. Quel dommage qu’aucun livre ne mette en évidence l’excellence incomparable de Lesueur. »

Né au Havre en 1778, Charles-Alexandre Lesueur fit le tour du monde, voyageant en Europe, en Australie, en Afrique du Sud et en Amérique du Nord avant de s’établir temporairement à Philadelphie où il vécut pendant dix ans. Il y fréquenta les grands esprits du temps, œuvrant dans l’entourage immédiat de Thomas Jefferson, Président des Etats-Unis de 1800 à 1808. Et pourtant, contrairement à Bougainville et Humboldt, ce grand voyageur et artiste havrais fut bientôt oublié par les historiens français.

 

Alexandre Lesueur - tome 1 - Un Explorateur Français au Pays de Thomas Jefferson - par Bauke Ritsert RINSMA

Charles-Alexandre Lesueur à Market Street, Philadelphie, devant la maison où Thomas Jefferson rédigea la Déclaration d'indépendence américaine en 1776

« Que peut-on faire pour Lesueur », s’affola T. W. Harris, professeur d’Harvard, en 1835. « Disparaîtra-t-il sans laisser de trace ou de souvenir de sa carrière très riche, ou sans laisser quelqu’un qui racontera l’histoire de sa vie et de ses travaux ? »

Cent soixante-dix ans après les événements, le premier tome de la biographie Alexandre Lesueur par B. R. Rinsma relate de manière innovante et complète les voyages et tribulations du scientifique normand qui, avec son mécène William Maclure, poursuivit le plus noble des idéaux jeffersoniens - la quête de connaissances utilitaires - afin de les diffuser au plus grand nombre. Cette fascinante aventure humaine commença un jour de 1800, quand le jeune Havrais de vingt-deux ans décida avec courage de changer son destin…

 

 

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