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Alex l'Explorateur - tome 1 : La Malédiction du Serpent


Ce premier album raconte les aventures d'Alexandre Lesueur durant son voyage de découvertes aux Terres Australes de 1800 à 1804. Celui-ci fut ordonné par le Premier Consul Napoléon Bonaparte pour reconnaître les côtes sud de l'actuelle Australie, appelée alors Nouvelle-Hollande, et déterminer s'il s'agissait d'un ou de deux continents.

En octobre 1800, Alex embarque sur la corvette le Géographe sous le commandement du capitaine Nicolas Baudin pour une expédition de 84 000 kilomètres sur les mers. C'est le début de sa carrière d'explorateur, mais aussi le voyage initiatique qui fera de lui un grand scientifique naturaliste.

Le titre La Malédiction du Serpent a un lien direct avec l'intrigue du premier épisode entièrement basé sur des faits réels. A la fin du deuxième tome, le lecteur comprendra toute la portée du nom du premier album et de quel genre de malédiction il s'agit réellement. Le tome 1 sera en vente début décembre 2007 au Muséum d'Histoire Naturelle du Havre et dans la plupart des librairies.

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Tour François 1er et le Géographe, par Yves Boistelle

Ce site web est sponsorisé par l' Australia France Foundation (AFF)

Les aventures du dessinateur-naturaliste Charles-Alexandre Lesueur en bande dessinée (1800-1846)


Histoire d'une reconstitution

Réaliser une bande dessinée haut de gamme et en couleurs pour relater les aventures de l'explorateur Charles-Alexandre Lesueur (1778-1846) dans un souci de partager ces connaissances avec le plus grand nombre, tant en France qu'aux Etats-Unis et en Australie, voilà l'objectif qu'Yves Boistelle, Hervé Chabannes et Ritsert Rinsma se sont fixé.

Ce projet, tout à la fois artistique et scientifique, s'étalera sur quelques années et s'articulera en trois époques regroupées sous le titre générique Les Aventures d'Alex l'Explorateur.

Le scénario s'appuiera sur un véritable travail d'historien basé sur les meilleures sources documentaires et archives, ainsi que la correspondance personnelle et familiale de Lesueur, sans parler de la magnifique collection de dessins et aquarelles que l'explorateur a laissée derrière lui. Il n'y a pas de doute : les contextes historique et humain seront restitués avec précision et fidélité.

Ce projet est techniquement et financièrement soutenu par l'équipe C.I.R.T.A.I. de l'Université du Havre, membre de l'unité I.D.E.E.S. associée au C.N.R.S.

 

Suivez ces liens pour tout savoir sur :

Le personnage historique : www.charles-alexandre-lesueur.org

Le héros de la bande dessinée : www.alex-explorer.com

 

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Yves Boistelle

Hervé Chabannes

Ritsert Rinsma

Les auteurs

Yves Boistelle Professeur de dessin et de technologie dans un collège du Havre, il a déjà illustré en collaboration avec Dominique Delahaye plusieurs bandes dessinées à caractère historique ayant Le Havre pour toile de fond : Le Grand Quai et Gaston Grégoire, parues respectivement en 1997 et en 2000 aux Editions Bertout, ainsi qu'un troisième titre en deux tomes à paraître sous peu. Par ailleurs, il expose ses œuvres dans les galeries d'art havraises depuis plusieurs années et collabore régulièrement avec des établissements culturels publics en tant que dessinateur et décorateur.

Hervé Chabannes Archiviste, bibliothécaire et membre du Centre Havrais de Recherche Historique, il a publié en 2004 chez le même éditeur son mémoire de Maîtrise d'Histoire sous le titre Le rêve brisé de Jean-Baptiste Denis Lesueur : Un Bourgeois Havrais des Lumières dans la Tourmente Révolutionnaire (1750-1819), ouvrage qui est une biographie du père de Charles-Alexandre Lesueur et qui a été distingué en 2004 par la Société Libre d'Emulation de la Seine-Maritime et en 2005 par l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen. Il poursuit actuellement une thèse de doctorat en Histoire et Civilisations à l'Université du Havre sous la direction du professeur Eric Wauters sur la problématique de la mémoire et de l'identité havraises à travers une histoire des hommes et des textes qui ont passé la mémoire écrite de la ville des origines aux années 1860.

Ritsert Rinsma Actuellement professeur d'anglais et d'histoire dans un lycée de Sainte-Adresse, il a également enseigné la civilisation britannique et américaine dans les universités de Caen et du Havre. Ses recherches sur la vie de Charles-Alexandre Lesueur dans le cadre d'une thèse de doctorat en Civilisation américaine lui ont permis de se rendre aux Etats-Unis à plusieurs reprises pour y trouver des documents inédits ayant un rapport direct avec le naturaliste normand. Par ailleurs diplômé en droit, en économie et en littérature, il est sur le point de publier une biographie en trois tomes retraçant la vie et l'œuvre de Charles-Alexandre Lesueur de 1815 à 1837.

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Trois mousquetaires : le commencement d'un grand projet


Ritsert Rinsma et Yves Boistelle devant le Muséum d'Histoire Naturelle du Havre

L'entrée du Muséum d'Histoire Naturelle du Havre, par Yves Boistelle

Michel Marsin, André Maury et le petit Hervé, par Yves Boistelle

Vignettes par Yves Boistelle

Une rencontre fructueuse

Depuis quelques mois, Ritsert Rinsma cherchait à s'adjoindre un ou plusieurs dessinateurs prêts à l'aider à réaliser un story-board basé sur ses recherches sur Charles-Alexandre Lesueur. Sa biographie étant déjà très avancée, il avait contacté des professeurs de dessin et d'arts plastiques, tels Jean-Charles Philippe de l'Ecole des Beaux-Arts et Raphaël Maze du Lycée Jeanne d'Arc. Lors d'une réunion, ce dernier l'informa que parallèlement Hervé Chabannes et Yves Boistelle travaillaient sur un projet semblable et qu'ils souhaitaient le rencontrer. C'est ainsi que Hervé Chabannes invita Ritsert Rinsma à s'intégrer dans l'équipe.

Quand R. Rinsma demanda en quoi consistait exactement le projet de Y. Boistelle et H. Chabannes, ils lui indiquèrent que l'objectif consistait en la réalisation d'un bel album de bande dessinée d'une quarantaine de planches retraçant l'ensemble de la vie de Charles-Alexandre Lesueur. Ritsert Rinsma expliqua alors qu'il venait de passer dix ans de sa vie à reconstituer la biographie détaillée de l'explorateur havrais et qu'il y avait assez de matière pour une série de cinq ou six tomes. Lorsque Yves et Hervé s'interrogèrent ensuite par quoi il conviendrait de commencer, le biographe de Lesueur répondit tout simplement :

« Pourquoi ne raconterions-nous pas toute la vie de l'explorateur en plusieurs volumes, en commençant par le voyage aux Terres Australes si riche en rebondissements ? Si le premier album rencontre le succès, nous pourrions alors tenter de relater son histoire en détails plutôt que de survoler sa vie en une seule publication sans la moindre place pour le développement de l'intrigue. »

Cette proposition fut accueillie avec enthousiasme. Tous avaient néanmoins conscience que l'investissement de chacun et la durée de la collaboration entre ces trois mousquetaires de la BD ne seraient plus les mêmes.

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Monsieur Orange dans l'entrée du Muséum d'Histoire Naturelle du Havre, par Yves Boistelle

Hervé Chabannes devant le Muséum d'Histoire Naturelle du Havre

La porte du Muséum d'Histoire Naturelle du Havre, par Yves Boistelle

Photos par Hervé Chabannes et Ritsert Rinsma

Le Muséum d'Histoire Naturelle du Havre au coeur des événements


La Place du Vieux Marché avant la guerre

L'entrée du Muséum d'Histoire Naturelle du Havre avant la guerre

Des écoliers visitent le Muséum d'Histoire Naturelle du Havre

Le Muséum d'Histoire Naturelle du Havre après les bombardements de septembre 1944

Le muséum avant et après les bombardements de septembre 1944

Le drame de septembre 1944

En 1838, Charles-Alexandre Lesueur légua une partie de ses collections à la Ville du Havre pour le futur muséum dont la création venait d’être adoptée par le Conseil Municipal. Il s’agissait essentiellement d’échantillons zoologiques, tous les manuscrits et dessins restèrent dans sa famille.

Quelques décennies plus tard, le conservateur Gustave Lennier et le professeur Ernest Hamy retrouvèrent une grande partie de l’œuvre de Lesueur auprès de ses héritiers qui acceptèrent de s’en séparer. Hamy obtint ainsi un don de quarante portefeuilles de manuscrits et de dessins pour le Muséum National d’Histoire Naturelle en 1883, tandis que deux dons augmentèrent la collection du Muséum du Havre de quelques 275 dessins et gravures en 1884 et 1885. Une dernière acquisition en 1918 enrichit le fonds havrais de 224 vélins.

Malheureusement, les violents bombardements du 5 septembre 1944 anéantirent le centre-ville du Havre et le Muséum, ainsi que toutes les collections d’histoire naturelle qui y étaient restées faute d'avoir pu être mises à l'abri. Parmi celles-ci figuraient aussi celles que Lesueur avait lui-même constituées. André Maury, alors conservateur, écrivit plus tard :

« Le Muséum d’Histoire Naturelle du Havre se trouvait pendant la guerre dans une zone particulièrement dangereuse. Cependant jusqu’à la date du 5 septembre 1944, le bâtiment et les collections qu’il contenait, n’avaient que peu souffert des quelques 120 bombardements qui s’étaient abattus sur la ville. […] Naturellement, dès le début de l’occupation allemande, on avait procédé à la mise à l’abri des pièces les plus marquantes du Muséum […]. On aurait voulu tout évacuer. L’encombrement, […] l’insuffisance des moyens de transport, les exigences des occupants, le souci légitime de la Municipalité de s’occuper d’abord des vies humaines, interdisant toute évacuation massive. […]
Avec un personnel bien que réduit, un service de surveillance de jour et de nuit fut institué pour éviter les causes d’incendie. Mais que pouvaient ces dispositions de sécurité, qui avaient été efficaces jusque-là, contre l’avalanche de fer et de feu qui, pendant deux ou trois heures, devait s’abattre sur la ville, dans la soirée du 5 septembre 1944. Dans ce court laps de temps, par un pilonnage incompréhensible, toutes les richesses accumulées au Muséum pendant plus d’un siècle furent anéanties à jamais. »

Après les bombardements, et à partir du 17 octobre 1944, le personnel du Muséum procéda à des recherches dans les décombres, afin d’essayer de récupérer quelques objets ayant pu échapper au désastre. Ces fouilles s’avérèrent hélas peu fructueuses et les collections archéologiques, minéralogiques et zoologiques léguées à la Ville du Havre par Lesueur et ses héritiers furent définitivement perdues. Seules deux haches en pierre, vieilles de plus de mille ans et découvertes dans l'Indiana, survécurent au terrible incendie. Heureusement, les dessins, aquarelles et manuscrits de Lesueur avaient été déposés dans le sous-sol du Prieuré de Graville dès le début de la guerre et furent ainsi préservés pour la postérité.

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Elaboration du story-board (1) : Le Havre 1944 - Planche 1


Lancasters s'approchant des côtes normandes, par Yves Boistelle

Lancasters survolant la plage du Havre, par Yves Boistelle

Le Muséum du Havre dans le quartier Notre-Dame, par Yves Boistelle

Vignettes par Yves Boistelle

Des bombardiers alliés attaquent le port du Havre

« L'idéal, » déclara Hervé Chabannes, « serait que nous obtenions la caution scientifique du Muséum d'Histoire Naturelle du Havre, ainsi que l'appui du maire et de la Ville. Charles-Alexandre Lesueur est Français, Normand et Havrais. L'intérêt pour la collection Lesueur est grandissant. Il est impératif que nous les impliquions dans notre projet. »

Tel fut le signal de départ d'une campagne d'information auprès des autorités et instances culturelles de la région. Il fallait agir vite pour faire coïncider la publication du premier album d'Alex l'Explorateur avec l'ouverture d'une nouvelle salle Lesueur au Muséum d'Histoire Naturelle du Havre. Pour cela Yves Boistelle devait pouvoir réaliser sans tarder quelques planches qui serviraient à convaincre les futurs partenaires de la qualité de la nouvelle bande dessinée.

Ritsert Rinsma élabora alors une première ébauche du scénario, détaillant surtout deux moments forts de l'album, ce qui devait ensuite permettre de séduire les partenaires potentiels. La première scène qui lui vint à l'esprit était l'accident de Lesueur sur l'île de Timor en 1801. La deuxième avait un lien moins direct avec l'explorateur normand. Ritsert Rinsma explique :

« Depuis longtemps je m'étais imaginé une scène d'ouverture pour un documentaire sur Charles-Alexandre Lesueur que je suis en train de réaliser depuis cinq ou six ans maintenant. J'y raconterai d'une autre manière encore les exploits du peintre naturaliste en Amérique du Nord. Je voulais que mon film commence par des images d'archives, montrant des Lancasters et Mosquitos anglais s'approchant du Havre ce funeste jour du 5 septembre 1944. La raison stratégique de ces bombardements reste aujourd'hui largement discutable. Les Alliés détruisirent le centre-ville, ses habitations, ses musées et le Muséum. Des milliers de civils périrent et toutes les collections d'histoire naturelle de Charles-Alexandre Lesueur (en dehors de ses dessins et manuscrits) brûlèrent dans un gigantesque incendie. Quand on m'a demandé de réfléchir à une amorce dramatique pour débuter le premier album, j'ai rapidement esquissé les scènes telles que je les voyais, ajoutant quelques bulles de texte que Hervé Chabannes a ensuite remaniées. Yves Boistelle s'en est inspiré pour dessiner deux magnifiques planches, tandis que les dialogues n'ont cessé d'évoluer depuis. »

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Lancasters s'approchant des côtes normandes, par Ritsert Rinsma

Lancasters survolant la plage du Havre, par Ritsert Rinsma

Le Muséum du Havre dans le quartier Notre-Dame, par Ritsert Rinsma

Premières esquisses du story-board par Ritsert Rinsma

Elaboration du story-board (2) : Le Havre 1944 - Planche 2


Le Muséum d'Histoire Naturelle du Havre, par Yves Boistelle

Michel Marsin et le petit Hervé, par Yves Boistelle

Michel Marsin et le petit Hervé, par Yves Boistelle

Vignettes par Yves Boistelle

Le Muséum d'Histoire Naturelle du Havre

« Il faut comprendre le courage du personnel du Muséum pendant ces sombres jours de l'été 1944, » ajoute Ritsert Rinsma. « Les pièces de collection les plus importantes avaient été mises en sécurité dès le début de la guerre. Malheureusement, seule une infime partie des objets fut mise à l'abri au Prieuré de Graville, lui-même fortement éprouvé par d'incessants bombardements et tirs. Tous les trésors entreposés dans son sous-sol survécurent au désastre. »

Pour l'anecdote, quand Yves Boistelle représenta le Muséum et la Place du Vieux Marché s'inspirant de photographies d'avant-guerre, il dessina aussi la statue en bronze d'Augustin Normand sur la première vignette de la planche 2. Or, des recherches dans les Archives Municipales du Havre permirent de constater que cette statue avait été ôtée de son socle au nez et à la barbe des Allemands dès le début de la guerre. Les Havrais avaient trop peur que les occupants s'en servent pour fabriquer leurs munitions. C'est ainsi qu'Yves Boistelle dut, à son tour, faire disparaître Augustin Normand.

Les ébauches du scénario furent retravaillées à l'aide de vieux clichés et d'illustrations d'anciens catalogues du Muséum publiés entre les deux guerres. L'information manquante fut obtenue en interviewant quelques personnes âgées qui eurent l'occasion de fréquenter l'établissement avant sa destruction.

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Michel Marsin et le petit Hervé, par Ritsert Rinsma

Michel Marsin et le petit Hervé, par Ritsert Rinsma

Michel Marsin et le petit Hervé, par Ritsert Rinsma

Premières esquisses du story-board par Ritsert Rinsma

Elaboration du story-board (3) : Le Havre 1944 - Planche 3


L'intérieur du Muséum d'Histoire Naturelle du Havre avant la guerre

L'intérieur du Muséum d'Histoire Naturelle du Havre avant la guerre

La salle anthropologique du Muséum d'Histoire Naturelle du Havre avant la guerre

Photos de l'intérieur du Muséum du Havre pendant les années 1930

Visite au Muséum d'Histoire Naturelle du Havre

Grâce aux investigations d'Hervé Chabannes et de Ritsert Rinsma, Yves Boistelle connaissait désormais la configuration exacte de l'intérieur du Muséum durant l'été 1944. Du coup, le lecteur se trouve plongé dans une ambiance presque surnaturelle, comme sur un vaisseau fantôme qui pour la première fois révèle ses souvenirs secrets.

Ayant interviewé plusieurs témoins, Ritsert Rinsma a résumé les grands traits du décor : « Des caisses avec des fossiles, des pierres minéralogiques et des objets archéologiques. Beaucoup avaient été entassées au rez-de-chaussée dans l'espoir vain d'une éventuelle évacuation totale. Les autres collections se trouvaient toujours derrière leurs vitrines ; des milliers d'animaux naturalisés ou leurs ossements délicatement assemblés, sans parler des impressionnantes 'têtes osseuses' de la salle anthropologique. Tout cela resta en place en l'absence d'autorisation ou faute de moyens de transport. Le personnel organisait des veilles de nuit pour lutter contre les incendies. Quand il le pouvait, il mettait des pièces de collections à l'abri. »

« C'est aussi de cette manière que j'ai voulu que commence La malédiction du serpent. Quelques individus de bonne volonté luttent contre cette machine infernale qu'est la guerre. Mais ils prennent tous ces risques en vain, comme nous le découvrirons évidemment dans le dernier album. J'espère vraiment que le public aimera Alex l'Explorateur. Yves, Hervé et moi-même formons une formidable équipe. Nous mettons beaucoup d'énergie et de passion dans ce projet. Si la BD est un succès, alors nous raconterons dans le détail ce qu'a pu vivre notre explorateur. Le bâtiment qu'on appelle aujourd'hui Muséum d'Histoire Naturelle du Havre y jouera un rôle important. En effet, Alex s'y rendait régulièrement lorsqu'il était enfant parce que son père Jean-Baptiste Denis Lesueur y travaillait comme greffier de l'Amirauté. Plus tard, l'immeuble hébergea ses collections archéologiques, minéralogiques et zoologiques. Le Muséum se trouve donc bien au coeur des événements. »

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L'intérieur du Muséum d'Histoire Naturelle du Havre, par Yves Boistelle

L'intérieur du Muséum d'Histoire Naturelle du Havre, par Yves Boistelle

La salle anthropologique du Muséum d'Histoire Naturelle du Havre, par Yves Boistelle

Vignettes par Yves Boistelle

Elaboration du story-board (4) : Timor 1801 - Planche 44


Alex l'Explorateur, par Yves Boistelle

Alex l'Explorateur, par Yves Boistelle

Timor 1801, par Yves Boistelle

Alex l'Explorateur, par Yves Boistelle

Vignettes par Yves Boistelle

L'imprudence d'Alexandre Lesueur met sa vie en péril

Située au nord de l'Australie, dans l'extrême sud de l'archipel indonésien, l'île de Timor, petit paradis terrestre, faisait logiquement partie des régions à explorer. Le 12 septembre 1801 faillit cependant être un jour fatal pour Alex. En effet, un serpent, probablement un python vert, le mordit au talon droit alors qu'il poursuivait seul une troupe de singes le long du fleuve au sud-est de Kupang. Cet incident aura de graves conséquences pour l'avenir car les séquelles de cette blessure le handicaperont le reste de sa vie.

L'escale à Timor se révèla par ailleurs dramatique pour un grand nombre de matelots et de scientifiques. Plusieurs d'entre eux y moururent de dysenterie ou durent interrompre le voyage. Quant au capitaine Baudin, il se trouva tellement malade que non seulement il lui fut impossible d'assister à l'enterrement de son meilleur ami, mais qu'en outre tous craignirent pour sa vie. Le fait que le commandant resta longtemps cloué au lit donna aussi lieu à un début de mutinerie qui connaîtra son apogée dans le deuxième tome des Aventures d'Alex l'Explorateur.

L'histoire de ce premier voyage, telle qu'elle a été adaptée pour la bande dessinée, tient bien sûr compte de tous ces éléments. Le scénario de La Malédiction du Serpent étant basé sur des événements réels, il s'appuie principalement sur les témoignages et manuscrits de l'époque, notamment les journaux de voyage du commandant Nicolas Baudin ou encore les récits de Péron, Lesueur, Leschenault, Levillain, Freycinet et de tous les autres membres de l'expédition aux Terres Australes qui ont raconté leur version des faits.

Cette scène de la morsure d'Alex par le serpent fut l'une des premières à avoir été écrites et dessinées, dès juillet 2005, pour servir d'échantillon pendant la campagne de promotion qui devait suivre pendant l'automne.

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Alex l'Explorateur, par Ritsert Rinsma

Alex l'Explorateur, par Ritsert Rinsma

Timor 1801, par Ritsert Rinsma

Premières esquisses du story-board par Ritsert Rinsma

Alex l'Explorateur, par Yves Boistelle

Elaboration du story-board (5) : Timor 1801 - Planche 45


Alex l'Explorateur, par Yves Boistelle

Alex l'Explorateur, par Yves Boistelle

Alex l'Explorateur, par Yves Boistelle

Alex mordu par un serpent, par Yves Boistelle

Vignettes par Yves Boistelle

La morsure du serpent

En juillet 2005, le dessinateur Yves Boistelle n'avait que peu d'éléments en main pour se mettre vraiment au travail. Le scénario n'existait pas à cette date et la personnalité d'Alex lui paraissait peu définie. Le seul à avoir une vision plus claire de l'ensemble était Ritsert Rinsma, qui grâce à ses longues années de recherches connaissait bien le naturaliste. Cela ne veut pas dire qu'il maîtrisait tous les détails, car c'est bien avec l'aide d'Hervé Chabannes qu'Alex reçut ses vêtements de l'époque et que les singes sur le barrage du Kupang furent réellement identifiés.

Hervé et Yves se chargèrent de l'iconographie (ville, paysage, faune, flore, costumes, armes, etc.), pendant que Ritsert consultait l'ensemble des sources documentaires qu'il avait à sa disposition pour reconstituer ce moment fort de la vie de Lesueur. Certains des manuscrits étudiés provenaient tout récemment des Etats-Unis, des témoignages de contemporains de Lesueur que le chercheur avait récemment rapportés. Il les avait repérés pendant ses voyages dans l'Indiana après de multiples investigations dans différentes archives et collections. Ces documents manuscrits contiennent des informations inédites qui seront pleinement exploitées dans les ouvrages biographiques que R. Rinsma est sur le point de publier.

Ainsi, pour aider Yves à dessiner la scène, Ritsert lui fournit un story-board esquissé, et relativement détaillé. Toutefois, celui-ci fut légèrement modifié, car Yves Boistelle eut l'excellente idée de placer les dialogues entre Péron et Lesueur la veille au soir. Cela permettait un déroulement moins statique de l'action et l'introduction de plus de couleurs et de mouvement entre le début de la planche de gauche et la fin de la planche de droite. Les décors, tout comme le village timorais et la forteresse hollandaise, sont directement inspirés des dessins de Lesueur. Quant aux renseignements géographiques, tels que la forme de la baie et du fleuve, ils proviennent des cartes relevées par l'expédition Baudin et publiées au retour en France.

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Alex l'Explorateur, par Ritsert Rinsma

Alex l'Explorateur, par Ritsert Rinsma

Alex l'Explorateur, par Ritsert Rinsma

Alex mordu par un serpent, par Ritsert Rinsma

Premières esquisses du story-board par Ritsert Rinsma

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Télécharger Le Havre 1800 - Expédition Baudin

C'est par d'anciennes images du port du Havre et du Muséum (dont Charles-Alexandre fut le premier conservateur) que commence cette présentation qui alterne films d'archives et dessins de Lesueur. L'artiste Yves Boistelle prend ensuite la relève, esquissant le héros de la bande dessinée pour nous plonger dans l'histoire locale et française à la date du 19 octobre 1800. Ce jour-là, c'est un jeune homme bien humble qui va prendre le large mais sous le commandement du capitaine Nicolas Baudin, il se transformera bientôt en un savant aventurier.

Télécharger Le Havre 1944 - Timor 1801

Pendant l'été 1944, les attaques incessantes de bombardiers anglais et américains menacent plusieurs quartiers du Havre, leur population et le muséum d'histoire naturelle. Les occupants allemands refusent de capituler se disant prêts à risquer la destruction totale de la ville. Alors que quelques volontaires tentent d'évacuer des pièces de collection du Muséum, nous apprenons l'histoire de Charles-Alexandre Lesueur, notamment un incident survenu sur l'île de Timor le 12 septembre 1801.

Télécharger Alex - Work in Progress

Assistez à l'une des premières sessions de travail d'Yves Boistelle, Hervé Chabannes et Ritsert Rinsma. Ils discutent de la mise en page des vignettes des planches du début de l'album La Malédiction du Serpent. Hervé et Yves viennent de retravailler le texte et la mise en scène d'une partie du scénario que Ritsert leur a soumis au préalable. Pour ce dernier, c'est la découverte de quelques "belles améliorations" et le moment de donner ses premières impressions sur la qualité des dessins d'Yves.

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