Alex l’explorateur : Le Sacrifice ultime
Cet album raconte les aventures d’Alexandre Lesueur durant son voyage de découvertes aux Terres Australes de 1800 à 1804. Cette expédition fut ordonné par le Premier Consul Napoléon Bonaparte pour reconnaître les côtes sud de l’actuelle Australie, appelée alors la Nouvelle-Hollande. Il s’agissait aussi de confirmer que l’on avait bien affaire à un seul continent.
En octobre 1800, Alex embarque sur la corvette le Géographe sous le commandement du capitaine Nicolas Baudin pour une expédition de 84 000 kilomètres sur les mers. C’est le début de sa carrière d’explorateur, mais aussi le voyage initiatique qui fera de lui un grand scientifique.
Le titre a un lien direct avec l’intrigue de la bande dessinée, entièrement basée sur des faits réels. À la fin de l’ouvrage, le lecteur en saisira toute la portée. Le Sacrifice ultime est en vente depuis le 14 novembre 2025.
Voir quelques pages de l’Expédition Baudin : Le Sacrifice ultime
Le Muséum d’histoire naturelle du Havre au cœur des événements
Le muséum avant et après les bombardements de septembre 1944
Le drame de septembre 1944
En 1838, Charles-Alexandre Lesueur légua une partie de ses collections à la Ville du Havre, pour le futur muséum dont la création venait d’être adoptée par le Conseil Municipal. Il s’agissait essentiellement d’échantillons zoologiques, tous les manuscrits et dessins restèrent dans sa famille.
Quelques décennies plus tard, le conservateur Gustave Lennier et le professeur Ernest Hamy retrouvèrent une grande partie de l’œuvre de Lesueur auprès de ses héritiers, qui acceptèrent de s’en séparer. Hamy obtint ainsi, en 1883, un don de quarante portefeuilles de manuscrits et de dessins pour le Muséum National d’Histoire Naturelle. Parallèlement, deux dons augmentèrent la collection du Muséum du Havre de quelque 275 dessins et gravures en 1884 et 1885. Une dernière acquisition en 1918 enrichit le fonds havrais de 224 vélins.
Malheureusement, les violents bombardements du 5 septembre 1944 anéantirent le centre-ville du Havre et le Muséum, ainsi que toutes les collections d’histoire naturelle qui y étaient restées faute d’avoir pu être mises à l’abri. Parmi celles-ci figuraient aussi celles que Lesueur avait lui-même constituées. André Maury, alors conservateur, écrivit plus tard :
« Le Muséum d’Histoire Naturelle du Havre se trouvait pendant la guerre dans une zone particulièrement dangereuse. Cependant jusqu’à la date du 5 septembre 1944, le bâtiment et les collections qu’il contenait, n’avaient que peu souffert des quelque 120 bombardements qui s’étaient abattus sur la ville. [...] Naturellement, dès le début de l’occupation allemande, on avait procédé à la mise à l’abri des pièces les plus marquantes du Muséum [...] On aurait voulu tout évacuer. L’encombrement, [...] l’insuffisance des moyens de transport, les exigences des occupants, le souci légitime de la Municipalité de s’occuper d’abord des vies humaines, interdisant toute évacuation massive. [...] Avec un personnel bien que réduit, un service de surveillance de jour et de nuit fut institué pour éviter les causes d’incendie. Mais que pouvaient ces dispositions de sécurité, qui avaient été efficaces jusque-là, contre l’avalanche de fer et de feu qui, pendant deux ou trois heures, devait s’abattre sur la ville, dans la soirée du 5 septembre 1944. Dans ce court laps de temps, par un pilonnage incompréhensible, toutes les richesses accumulées au Muséum pendant plus d’un siècle furent anéanties à jamais. »
Après les bombardements, et à partir du 17 octobre 1944, le personnel du Muséum procéda à des recherches dans les décombres afin d’essayer de récupérer quelques objets ayant pu échapper au désastre. Ces fouilles s’avérèrent hélas peu fructueuses et les collections archéologiques, minéralogiques et zoologiques léguées à la Ville du Havre par Lesueur et ses héritiers furent définitivement perdues. Seules deux haches en pierre, vieilles de plus de mille ans et découvertes dans l’Indiana, survécurent au terrible incendie. Heureusement, les dessins, aquarelles et manuscrits de Lesueur avaient été mis en sécurité dès le début de la guerre et furent ainsi préservés pour la postérité.